Patokh Chodiev va en appel contre Georges Gilkinet

Patokh Chodiev va en appel contre Georges Gilkinet

21:46 18.09.2019

Le dossier Chodiev contre Gilkinet n’est pas encore refermé. Les avocats du milliardaire belge d’origine ouzbèke ont annoncé, jeudi, par voix de communiqué, que leur client “interjette appel du jugement dans l’affaire qui l’oppose au député Georges Gilkinet” (Écolo).

L’élu écologiste fut l’un des membres les plus actifs de la commission d’enquête parlementaire qui avait tenté, au premier semestre 2017, de faire la lumière sur le Kazakhgate, cette vaste affaire de trafic d’influence dont Patokh Chodiev fut l’un des personnages centraux.

L’action jugée irrecevable

Vendredi, on apprenait que l’action intentée au civil contre George Gilkinet (Écolo) par l’homme d’affaires avait été jugée “irrecevable” par le tribunal de première instance de Namur, dans un jugement rendu le mercredi 19 juin.

Gilki@GeorgesGilkinet

«Aucun membre de l’une ou de l’autre Chambre ne peut être poursuivi ou recherché à l’occasion des opinions et votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions.»
Confirmation par le Tribunal de Namur dans le dossier Chodiev vs Gilkinet.
Une grande victoire pour la démocratie!

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17:30 — 21 juin 2019
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“M. Chodiev estimait que le caractère excessif, téméraire et partial des déclarations de M. Gilkinet avait sali son honneur et sa réputation, et demandait réparation des dommages subis”, rappellent ses avocats, maîtres Pascal Vanderveeren, Eric Gillet et François Jongen.

Le tribunal namurois a cependant jugé que les propos tenus par le député étaient, soit couverts par le principe d’irresponsabilité dont jouissent les parlementaires, soit relevaient de la liberté d’expression.

Une “décision choquante”

Patokh Chodiev “considère la décision choquante et a donc décidé d’interjeter appel”, précisent ses conseils. “En effet certains moyens de défense n’ont pas été rencontrés dans la motivation du jugement. De plus, là où le tribunal s’exprime sur l’article 58 (de la Constitution, concernant l’irresponsabilité parlementaire, NdlR), l’équilibre que nécessitait la mise en balance des arguments respectifs, justifie indéniablement un second examen.”