Kazakhgate: un avocat de Chodiev appelle au respect de la présomption d’innocence

14:10 25.01.2017

Le nouvel avocat belge de Patokh Chodiev, personnage central de l’affaire du Kazakhgate naturalisé belge en 1997, a transmis une « carte blanche » aux journaux Le Soir et De Standaard, que l’on peut y lire mercredi. L’avocat s’y montre notamment peu tendre quant à l’attitude des médias et aux travaux de la commission d’enquête parlementaire qui se penche actuellement sur le dossier. « Le regard porté sur 1997 doit se faire avec les yeux de 1997 », y estime entre autres Pascal Vanderveeren, avocat au Barreau de Bruxelles, qui rappelle qu’à l’époque « la loi sur la naturalisation, jugée trop lourde, avait fait l’objet d’un assouplissement des règles ».

« La presse a créé un débat réducteur qui expose ceux qui en font l’objet à une condamnation sans appel », regrette-t-il. « M. Chodiev a été entendu au début des années 2000 dans le cadre d’une affaire confiée à un juge d’instruction. Cette audition n’a débouché sur aucune poursuite contre lui », rappelle l’avocat.

Dans cette affaire, il estime que « le monde politique a pris les devants sur les tribunaux en instaurant une commission d’enquête parlementaire ». Cette dernière « ne doit pas perdre de vue que la réserve qui s’impose à elle s’apparente à celle que respectent les juges », observe la défense de Patokh Chodiev, qui « invite » au passage « la presse à veiller au respect » des principes « de présomption d’innocence et de procès équitable ».

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