Patokh Chodiev inculpé en France pour «blanchiment»

14:10 10.09.2019

Le milliardaire belgo-ouzbek Patokh Chodiev est mis en examen (inculpé, selon les termes belges) en France pour blanchiment de fraude fiscale.

Patokh Chodiev a été mis en examen (inculpé, selon le vocabulaire belge) en France pour «blanchiment de fraude fiscale» fin mai, selon Le Soir, Le Vif et De Standaard. L’homme d’affaires belgo-ouzbek est soupçonné d’avoir remis à des intermédiaires 800.000 puis 5 millions d’euros en cash fin 2010.

Une enquête était ouverte en France pour «corruption active d’agent public étranger et sur des personnes chargées d’une fonction publique» ainsi que pour «blanchiment». La justice française soupçonnait que le Belge Armand De Decker, alors vice-président du Sénat («l’agent public étranger»), ait été rétribué pour avoir facilité l’adoption par le Parlement belge de la loi sur la transaction pénale élargie, dont le milliardaire Chodiev a bénéficié.

Mandat d’arrêt

C’est dans le cadre de cette affaire judiciaire que la juge française Aude Buresi a décerné un mandat d’arrêt pour que Patokh Chodiev se présente devant elle en mai dernier. Sa mise en examen lui a été signifiée à l’issue de deux matinées et une journée complète d’interrogatoire en présence de ses avocats. Cette inculpation concerne uniquement le blanchiment «de fraude fiscale et de tous crimes et délits» concernant deux remises de sommes d’argent importantes en cash, soit 800.000 euros, fin 2010, dans un hôtel parisien, et 5 millions d’euros, fin 2011 dans un hôtel de Zurich (Suisse), à l’avocate française Catherine Degoul et son employé Eric Lambert.

Par contre, pour les préventions de «corruption active d’agents publics», notamment étrangers, le Belgo-Russo-Ouzbek a été placé sous le statut de témoin assisté.

Sollicité par l’entremise de son avocat, Patokh Chodiev n’a pas réagi à ces informations.

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